ATELIER
DU 24-25 SEPTEMBRE 2005
animé
par Jean-Marc Mantel, à l'Institut Karmapa, Valderoure (06)
Ces
notes ont été prises sur le vif par Claudine
Pételot, et publiées
sur ce site avec son aimable autorisation.
Sommaire
- Résonance,
vibration particulière avec sentiment de complétude. Actes directs, sans pensée,
sans mental.
- Si
je suis enracinée dans le vécu de la non pensée, les pensées vont et viennent.
Autrement la plénitude de l’Être se trouve masquée.
- Si
je reconnais et accueille la restriction, la réaction temporaire de peur, alors
l’infinitude revient.
- Infinitude
de la conscience. Dès qu’il n’y a pas identification à la restriction, il y
a Joie.
- La
restriction comme identification à l’étroit, à ce qui resserre.
- Le
plaisir est intermittent, la joie ne l’est pas. Elle ne se réfère pas aux circonstances.
Si je suis attentif au plaisir, la Joie naît.
- La
détente qui suit la satisfaction du plaisir procure un relâchement profond. Le
plaisir trouve sa source dans le non désir.
- Plus
la tension est forte et plus la libération doit être évacuée ou expulsée. Plus
on est détendu et moins cette tension existe.
- La
tendresse, l’écoute, la présence sont thérapeutiques. La peur est communicative,
elle ne s’éteint que si elle rencontre quelqu’un libre de peur, car ainsi il
n’y aura pas de résonance.
- Voir
quelqu’un qui s’énerve comme une peur qui s’exprime. Voir la peur en lui et
ne pas confondre la peur et l'être.
- Etat
de tension, de détente, de somnolence, d’attention.
- Quand
il n’y a pas d’implication dans le mouvement, il y a expression et détente.
L’écoute ne dort jamais. L’état de somnolence est un objet d'écoute. Il est
intermittent.
- Dans
l’écoute, la qualité remplace la quantité.
- Être
sans mémoire, laissez la mémoire pour les questions fonctionnelles de la vie
courante.
- La
Vie, c’est être. Elle n’a ni passé, ni futur.
- Les
lâchers prises successifs ramènent à la nature de ce que je suis.
- La
monotonie ou l’impression de répétition viennent de l’identification à la mémoire.
- Le
sentiment d’ennui est une non présence. Dans la présence à l’instant, l’ennui
disparaît. Dans les relations, c’est pareil.
- La
sensation de torpeur est une fuite, un rejet torpide ; pas un rejet franc et
massif mais quelque chose d’infiltrant.
- L’écoute
elle-même est libre d'apathie.
- Se
défaire de la saisie des expériences, abandonner les représentations.
- S’il
est indispensable de revivre une expérience "désagréable", il faudra
la vivre. Le désagréable est un refus. S’il disparaît, l'expérience désagréable
disparaît.
- Les
expériences sont là pour éliminer ce qui doit être éliminé.
- Unité
d’action sans personne qui agit.
- Paradoxe
de l’acte lui-même unité mais avec un personnage qui repart avec ses expressions
du moi.
- Même
chez l'assassin, une unité d'action est présente, mais s'y superpose tout un
magma issu de l’identification au moi.
- L’action
est du domaine du silence, de la conscience.
- La
réaction est prise dans les représentations du moi.
- La
relation d’aide est dans une non relation. Elle est sans intention, il y a alors
une ouverture.
- L’idée
qu’il y a quelqu’un qui agit et guérit est une projection.
- C’est
le besoin du consultant qui détermine le choix du thérapeute.
- C’est
le vécu de l’instant, qui n’appartient ni au temps, ni à la pensée. Il n’y a
pas de formulation mentale.
- L’unité,
c’est quand l’écoute est là.
- Si
la pensée Je émerge dans le vécu primordial, elle se superpose au vécu mais
ne l’efface pas.
- Le
vécu ne change pas d’instant en instant, seule la pensée est intermittente.
Le vécu n’est dépendant d’aucune situation.
- Le
"Je suis" vise à ramener l’esprit à ce qui précède la création.
C’est une béquille, un mantra.
- Se
familiariser avec l’absence de soi même, observer, constater qu’il y a identification
aux pensées, au passé, futur ou à l'idée du présent.
- Le
film sur l'écran n’est pas la lumière qui lui donne vie.
- Dans
cette optique, l’âge, le physique etc. ne sont que pure fiction, sans aucune
réalité. Je suis sans âge, sans nom, sans visage, identité, avenir.
- Se
familiariser avec l’Être pur, celui qui n’a pas de forme.
- Regarde
le monde comme si tu es l’espace qui contient le monde ;
- Regarde
les êtres comme si tu es l’espace qui contient les êtres ;
- Regarde
le corps comme si tu es l’espace qui contient le corps.
- Chaque
expiration est une offrande, un abandon de ce que vous n’êtes pas. Habitez cela
qui suit l’expiration et précède l’inspiration.
- Le
souffle est une des plus pures expressions de la vie, la plus proche.
- Le
Souffle Divin.
- Quand
il est écouté, il ramène au silence.
- Dans
la méditation, voyez – de façon passive au niveau du vouloir et active dans
la présence, sans manipulation ou désir de transformation ou modification de
quoi que ce soit – comment se forment et disparaissent les pensées.
- Observez
le malaise. Sa formulation ne sert à rien, elle ne fait que le réalimenter.
Seule compte l’observation silencieuse.
- Quand
on formule sa joie, sa peur, tristesse, ces mouvements ne trouvent leur résorption
que si on est à leur écoute.
- Si
je parle, je n’écoute plus. La formulation est une intellectualisation ou une
fuite.
- Le
silence est un risque pour le moi.
- Le
silence spontané est plein, créatif ;
- Le
silence imposé est violent, l’équivalent du non dit.
- La
vie vous propose des circonstances. Elle est le seul créateur.
- La
conscience n’est pas dans le corps, c’est le corps qui est dans la conscience.
- La
conscience est dans le Je.
- La
conscience contient le corps. Explorez cette formulation.
- La
réincarnation, l’incarnation sert à me ramener à la nature de ce que je suis.
- La
dualité est l’identification au corps, au moi ; c’est un oubli.
- L’Un
est un parfum mais n’est pas le parfum.
- Vie
et conscience sont l’expression d’une même réalité. Conscience dans son explicitation
dans l’absolu, mais non considérée dans une sens personnel.
- La
mort ne concerne pas la vie mais l’expression de la vie.
- Tuer
quelqu’un est tuer la manifestation d’une vie mais pas la vie.
- Assise
en silence.
- Entrez
dans la sensation de la main droite déposée sur le genou droit.
- Le
poids du bras droit se dépose sur le genou droit.
- L’épaule
descend dans sa cavité.
- Se
rapprocher de la sensation globale de l’aile droite.
- Entrez
dans la sensation de la main gauche sur le genou gauche.
- Le
poids du bras gauche se dépose sur le genou gauche.
- L’épaule
descend dans sa cavité.
- Se
rapprocher de la sensation globale de l’aile gauche.
- Entrez
dans la sensation de tout l’arrière du dos.
- Laissez
la respiration envahir tout cet espace comme un liquide qui se répand.
- Abandonnez
la respiration. Négligez la.
- Prendre
contact avec tout l’espace arrière.
- Laissez
la respiration envahir cet espace.
- Abandonnez
la respiration
- Habitez
tout cet espace.
- L'attention
et la non intention.
- La
présence et la non volonté.
- La
tranquillité est propre à l’Être.
- L’attention
va permettre aux pensées et émotions d’être accueillies et de se déployer.
- Les
expériences malheureuses sont des occasions de voir ce que nous ne sommes pas
et de nous rapprocher de ce que nous sommes.
- L’attention
et la présence dans le mouvement et dans la vie.
- La
permanence du vécu et la sensation de son intermittente.
- Comme
le soleil qui ni n’éclaire, ni ne chauffe, dès lors que les nuages le cachent.
- Rester
dans l’arrière plan. Voir le corps, les pensées et les émotions comme dans une
bulle. Englober la vision.
- L’intention
de l’écoute, et la tension qu’elle engendre, meurent dans l’écoute.
- Fondre
dans l’écoute.
- Accueillez
le corps, les émotions, les pensées, les sensations comme une bulle, un contenant
appartenant à la conscience.
- Comme
une mère qui contient ses enfants mais ne les possède pas.
- La
douleur physique ou morale occupe tout l’espace. La voir dans un espace ouvert
ou fermé.
- Je
ne peux me saisir ni de l’écoute, ni de l’attention, ni de la présence en tant
qu'objet.
- C’est
la nature même du sujet de ne pas pouvoir être objet.
- Cela
amène à la conscience pure, sans forme.
- Le
renoncement aux objets de perception se fait quand on sait que l’objet n’est
pas la liberté, la joie, la paix ou la tranquillité qui sont de la nature d’Être.
- La
vie nous enseigne que la paix issue des objets est instable.
- La
qualité de présence éveille chez l’autre cette même qualité de présence.
- La
parole donne une orientation subtile d’éveil à la présence.
- Même
si une injonction verbale peut avoir un effet de rappel, cela ne reste qu’un
effet du moi.
- Dans
les conseils, c’est un moi qui s’adresse à un autre moi.
- Dans
le silence il n’y a pas d’affrontement du moi. C’est la conscience qui parle
à la conscience.
- Toujours
voir d’où part la parole. Est-elle une émanation, une libre expression de l’Être
?
- Parfois
cette manipulation est presque demandée. Ne pas céder aux compromis. Dès qu’on
descend au niveau du moi, on reste enfermé dans ce niveau. C’est la qualité
de présence qui compte.
- On
peut proposer une autre entrevue pour permettre à cette alchimie subtile
de se mettre en place.
- La
parole contient ce dont elle est issue. Selon qu'elle vienne du moi ou du silence,
elle éveille le sens du moi ou du silence.
- Scénario
proposé par une participante, sur la manière d'accueillir, par exemple, la colère
: toc, toc; ouvrir la porte à la colère, l'accueillir, l’inviter à s’asseoir
etc.
- On
peut considérer une telle approche comme un outil pédagogique de lâcher prise
en temps limité, sorte de méditation guidée.
- On
observe une résorption assez rapide. Elle disparaît dans quelque chose qui est
proche de l’unité.
- Important
que la parole parte du silence, de l’impersonnalité. Il doit y avoir une conscience
de la parole qui émerge du silence.
- Sinon
il s'agit d'une projection, manipulation et l’autre entre en défense.