TRAVAIL ET MEDITATION

LIBERTE ET ACTION

 

Le travail en tant qu'action est souvent utilisé en tant que compensation.

Une sensation de manque est présente.

La confrontation avec cette sensation est évitée par une série d'actions qui réduisent le niveau de tension.

Si cette possibilité de compensation n'est plus possible, le sentiment de manque refait surface.

Est-il possible de découvrir un nouveau type d'action qui ne soit pas une compensation, c'est à dire qui ne soit plus basée sur le faire ?

Lorsque nous sommes réellement présents à ce que nous faisons, nous perdons la notion d'un devenir.

L'intention s'estompe pour laisser place à l'attention.

Cette qualité d'attention émerge lorsque l'habitude d'anticipation disparaît.

Nous pouvons noter que notre fonctionnement ordinaire est imprégné par une tendance à anticiper le moment suivant. Cette habitude est liée à un besoin psychologique de sécurité.

Lorsqu'il est vu que la seule sécurité réside dans la tranquillité, le besoin d'anticiper cède la place à une présence à ce qui est.

Le travail perd alors son caractère de compensation pour devenir une expression de l'amour.

Aimer le travail non plus pour ce qu'il apportera, mais pour la joie d'exprimer l'amour et la beauté.

Chaque mouvement, regard et parole deviennent ainsi un hymne à la présence.

Le travail prend alors un caractère sacré, expression d'une qualité d'être libérée de la tension et de l'intention.

Travail et méditation sont aussi indissociables que l'inspir de l'expir. Ils sont l'expression d'un même souffle.

La transcendance de l'acte libéré de l'acteur prend toute sa beauté dans la simplicité et la justesse du geste.

L'objet laisse sa place au sujet, le faire à l'être.